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Commémor'Action

  • Place de la République Paris France (carte)

TEMPÊTE SILENCIEUSE de Anaïs Moog

Des côtes de l’Atlantique à celles de la Méditerranée, la réalisatrice rencontre des femmes dont les visages témoignent d’espoirs ruinés. Le deuil trouve dans le mouvement des vagues une dimension de méditation douloureuse.

~ court-métrage de 13 minutes

🌊 Projection en plein air à l’occasion de la Commémor’Action en hommage aux migrant·es disparu·es en mer et mort·es aux frontières.

🗣️ Suivie de prises de paroles et de témoignages

« Le film s’inscrit dans une démarche essayiste, privilégiant le poétique même si le politique reste présent en filigrane. Ayant un désir d’interroger la disparition en mer, comment le deuil peut être fait en l’absence du corps, c’était s’intéresser aux paroles singulières de ceux qui restent sur les rives, des paroles qui, souvent, se taisent. Il s’agit de rapprocher deux territoires - l’île d’Ouessant en Bretagne et la Tunisie - par le biais du geste cinématographique et de convoquer les disparus qu’ils recèlent en leur sein. C’est penser la disparition en mer en évoquant l’idée du « tombeau » pour ceux qui n’ont jamais atteint la terre, en l’occurrence par le biais de l’élément eau et questionner cette confrontation à la mer qui prend les corps. Un jeu de collisions s’opèrent où des voix déchirent les vagues et contaminent des paysages, la mer qui se révèle sous différents visages, des filets qui feignent d’être des linceuls, et une navigation entre différentes textures qu’offre le médium filmique.

(…) Pour la Tunisie, la découverte de la mission Missing at the borders m’a permise d’être mise en relation avec plusieurs volontaires qui récoltent des témoignages de familles touchées par la perte d’un ou plusieurs de leurs membres disparus. J’ai ainsi pu être en contact avec le responsable de la mission mais aussi avec Jihed, un membre de l’organisation humanitaire Alarm phone, qui permet notamment de porter assistance aux personnes en détresse pendant leur traversée. C’est grâce à lui que j’ai pu rencontrer la famille d’Oussama et il m’a d’ailleurs accompagné tout le long du tournage en Tunisie. Il s’agissait de rapprocher deux territoires par le biais du geste cinématographique et de convoquer les disparus qu’ils recèlent en leur sein. » ~ Anaïs Moog

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